On tourne, on tourne, on tourne. Qui êtes vous ? Je ne vous reconnais pas. Je ne reconnais personne. Peut-être lui, là bas, et eux, qui se tiennent la main. Mais je ne sais plus. Comment s'appellent-ils ? Je ne sais plus... Je chercher, chercher, encore et encore. Je suis las d'être ainsi. Ne plus se souvenir, car la douleur m'avaugle. Elle me fais oublier ces choses si simples, comme un prénom, un visage, une voix. Je cherche. Tout est flou, tout se brouille. Qui sont-ils ? Ils me parlent, me sourient. J'ai peur, mon Dieu, mais qui sont-ils ? Cette blessure béante en moi s'ouvre. J'ai si mal, je m'éffondre. Pourquoi cri-t-on ? Arrêtez, s'il vous plaît. Laissez moi en paix, vous me faites peur. Pourquoi toutes ces questions ? Je ne sais pas, moi ! C'est impossible, que se passe-t-il ? Où suis-je ? Je deviens folle, ça tourne, tourne, tourne, tourne... Le vent dans ma tête, les pleurs de mon coeur, je suis perdue. Il ne faut pas que je ferme les yeux. Il ne faut pas que je voie. Il ne faut pas... Mais ça tourne, tourne, tourne, et cette envie de fermer ces putain d'yeux. Si je les ferme, tout sera clair, je verrais tout ce que je fuis. Non, s'il te plaît, mon masque, reste sur mon visage. Reste là, avec ton sourire figé, ton regard si terne. Ta douce façade si froide, qui ment. Reste sur mon visage, protège moi, cache moi. Merci. Merci beaucoup... Ca va mieux maintenant. C'est le silence autour de moi. Lui, là bas, je sais son nom. Eux, qui se tiennent la main, je leur souris. Je marche, je parle. Pour toujours, même si ça tourne, tourne, tourne, encore et toujours...